Sur la rive droite du Doubs Goumois est un village suisse, sur la gauche un village français. Très tôt des populations s'établissent sur le site. Au XIème siècle, les terres de la rive droite son fief de l'évêque de Bâle, celle de la rive gauche, attachées à l'église de ' Goumoens ' dépendent de l'abbaye de Montbenoît. Au XIIème siècle, la suzeraineté de ce bien est confirmée par le pape Alexandre III à l'abbé de Lanthenans. Au XIIIème siècle, le prieur de l'abbaye cède les droits de Goumois, sauf l'église, à Thierry III de Montfaucon. Tous ces biens arrivent ensuite dans le fief de Renaud de Bourgogne, donnés en héritage à sa femme Guillemette de Neuchâtel. En 1304, les époux abandonnent à Thierry III la ville de Goumois. En 1305, Gauthier II de Montfaucon acquiert du comte de La Roche toute la rive droite du Doubs et y fait édifier le château de Franquemont. Cette forteresse est prise par les miliciens du prince-évêque de Bâle en 1474. Seules quelques ruines témoignent aujourd'hui du passé prestigieux de la seigneurie de Franquemont aux Marches du Royaume de France, tantôt vassale des Princes-Evêques de Bâle, tantôt des Comtes du Würtemberg, âprement convoitée pour sa situation stratégique et son économie florissante. Au XVIème siècle, le fief revient à Nicolas de Gilley ambassadeur de Charles Quint. Ses petits-fils cèdent la seigneurie de Franquemont au prince de Wurtemberg. En 1780, les possessions de la seigneurie de Franquemont situées sur la rive gauche du Doubs deviennent françaises par échange de terres entre Louis XVI et le prince-évêque de Bâle. Un siècle plus tard un poste de douanes est installé. Après les guerres de l'Empire, le traité de Vienne en 1815, fixe la frontière entre France et Suisse sur la rive droite du Doubs et partage ainsi le village en deux communautés distinctes qui conserveront leur unité autour de l'église et de son unique cimetière. Goumois est devenu le rendez-vous des touristes, des amoureux de la pèche et du canoë-kayak. Le travail du bois, une fabrique de chalets à ossature bois, un réparateur d'horlogerie sont les activités complémentaires aux commerces locaux. Source : Le Patrimoine des communes du Doubs

Goumois12

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