Pour la fête de la Pentecôte, le 25 mai 1608, les moines de l'abbaye de Favernay ont construit dans l'église un reposoir, table en bois, recouverte d'une nappe et de chandeliers. Aux vêpres, le prieur y dépose l'ostensoir contenant deux hosties consacrées à la messe du matin et protégées par un doigt de Sainte Agathe enfermé dans un tube de cristal. Après l'office du soir, un bénédictin allume les deux veilleuses d'huile sur le reposoir et le sacristain Jean Garnier ferme les portes de l'église. Il revient à 3 heures du matin pour sonner les matines, l'église est emplie de fumée, il constate que le reposoir est réduit en cendres, l'ostensoir est suspendu en l'air. Les pères Capucins de Vesoul sont appelés pour constater les faits. De nombreux fidèles et des curieux accourent. On célèbre des messes et on brûle des cierges. Après 33 heures, l'ostensoir redescend doucement. On constate que les deux hosties et le tube contenant le doigt de Sainte Agathe sont intacts. Une commission d'enquête dirigée par l'archevêque de Besançon et le professeur Thierry de l'université de Besançon conclut au miracle, mais le Vatican ne l'a jamais reconnu. Une hostie est conservée à Faverney, et chaque année des centaines de fidèles viennent assister aux cérémonies de Pentecôte, la seconde hostie a été donnée à Dole, capitale de la Comté. Cette hostie a disparu.

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