« L’art se dévoile » à Château-Chalon (39)

« L’art se dévoile » à Château-Chalon (39)

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« L’art se dévoile » en sera à sa troisième édition : 45 artistes et près de 1 800 visiteurs en 2017 : 60 artistes et 5 000 visiteurs en 2018. Ce salon a été créé par la Maison de la Haute-Seille  pour promouvoir l’art contemporain en l’associant à la découverte du patrimoine bâti et viticole du village de Château-Chalon et de ses environs.  Cette année, 70 artistes confirmés ont répondu à l’invitation des organisateurs de l’événement, dont une quinzaine venant de l’étranger : dAllemagne, du Venezuela, du Canada, du Japon ou de Russie. Six artistes qui résident en Suisse seront les invités d’honneur de ce salon. Les visiteurs pourront apprécier les créations de ces peintres, graveurs, sculpteurs, plasticiens, photographes et céramistes, dans les granges, garages, caves, tout au long d’un parcours piétonnier. Parmi les œuvres à découvrir, des pièces réalisées par Daniel de Montmollin, qui fut l’un des rénovateurs de la céramique contemporaine en France au lendemain de la dernière guerre.

Abbaye de Château-Chalon (39)

Abbaye de Château-Chalon (39)

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L'abbaye de Château-Chalon était un établissement monastique pour femmes qui a existé de l'époque carolingienne à la Révolution française. D’abord abbaye bénédictine classique, l'institution s'est transformée en abbaye pour chanoinesses constituée en chapitre de dames nobles qui accueillaient les filles des grandes familles comtoises. Construite sur le rebord d'un plateau rocheux, l'abbaye, à la fois centre religieux et seigneurial, possédait un vaste territoire dont une grande partie était consacrée à la culture de la vigne et elle reste liée au renom du vignoble jurassien et au vin jaune. Il ne reste que quelques traces de l'abbaye : le porche d'entrée, l'emplacement de la maison de la dernière abbesse Mme de Stain, la maison de l'intendant, la façades et un pigeonnier de l'ancien bâtiment abbatial dit Froid Pignon. Ces dernières années, des fouilles entreprises ont révélées un important dispositif d'escalier et de souterrains ainsi que des squelettes de soldats et de civils morts pendant la Guerre de Trente ans rerouvés dans des caves murées par des éboulis.

Givre novembre 2020

Givre novembre 2020

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Premiers frimas de l'hiver 2020-21. Photos : Alain Normand & Bernard Girard

 Belvédère à Château-Chalon (39)

Belvédère à Château-Chalon (39)

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Vue sur le vignoble de Château-Chalon et sur les villages vignerons aui l'entourent

Les étangs de Bourogne (90)

Les étangs de Bourogne (90)

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Les étangs de Bourogne et leurs oiseaux. Photos prises à différents moments de la journée et en toute saison par Alain Normand.

Bernard Bouveret

Bernard Bouveret

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Bernard Bouveret (1924-2020) Il est né le 28 octobre 1924 à Chapelle-des-Bois où son père tient un café et sa mère, originaire de Morez, une épicerie à l'étage de l'établissement. Il s'engage dans la Résistance dans un groupe franco-suisse en 1940, à l'âge de 16 ans, par l'intermédiaire d'un ami de son père. Passeur, il fait des allers et retours incessants entre son village Chapelle-des-Bois et la Suisse voisine, en passant la nuit par la forêt du massif du Risoux qu'il connaît parfaitement afin d' éviter les troupes allemandes. Il transporte des documents secrets, des micro-films, pour ne pas se faire repérer, il traversait toujours la frontière avec de la nourriture ou du tabac. Il a fait passer des familles juives qui fuient le nazisme. Ce sont 200 personnes qu'il aura conduites jusqu'à la frontière suisse. « L'hiver, nos marques dans neige empêchaient toute sortie au risque de se faire repérer et fusiller. Alors on a trouvé une technique pour berner les Allemands.  On faisait des fausses traces toute la journée. On partait de la route pour aller dans le bois en ski, puis on revenait. Les Allemands suivaient ces traces puis ils s'apercevaient qu'elles ne menaient à rien, alors ils arrêtaient de chercher.» ​En avril 1944, dénoncé, Bernard Bouveret est arrêté par la Gestapo à la douane de Chapelle-des-Bois quelques jours après son père. Considérés comme des saboteurs, ils sont déportés au camp de concentration de Dachau. Ils seront libérés le 29 avril 1945 par les troupes américaines.. En 1953, après avoir épousé une dijonnaise quatre plus tôt, avec son épouse il s'installe à Foncine-le Haut, ils auront quatre enfants. Bernard Bouveret travaille dans une scierie puis il est livreur pour Jouef et en 1960 il reprend le café du village. Il a aussi consacré une partie de son existence à transmettre et faire vivre la mémoire de la Résistance. Il intervient plusieurs fois par an dans les écoles pour raconter son histoire. En1983, il est fait chevalier de la légion d'honneur et en 2014 il est élu personnalité de l'année en Suisse. Il s'est aussi engagé dans la vie de sa région : envolée nordique, transjurassienne, pêche, chasse, accompagnateur des jeunes sauteurs à ski, conseiller municipal, membre du Fond’saine, animateur de l’association « le mur aux fleurs de lys », membre du bureau d’aide sociale . C’est aussi à Bernard Bouveret que l’on doit l’idée de « La marche des passeurs », entre France et Suisse au départ de Chapelle-des-Bois…En 2017, il reçoit la médaille d’or du Comité départemental de la jeunesse, des sports et de l’engagement associatif. Bernard Bouveret est décédé le 7 novembre 2020 à l’âge de 96 ans.