Histoire de Vernantois (39)

Histoire de Vernantois (39)

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 Des tuileaux à rebords, des fondations de murs, des voûtes souterraines se trouvent mêlés à une profondeur de trois mètres, avec des médailles consulaires et impériales, des armes, des ornements de tête en or, des clefs, des boucles de ceinturons, des ustensiles de ménage. On retrouve même de ces débris jusque sous le lit de la Sorne. Le fond du vallon n’était pas seul habité. Un quartier considérable s’élevait sur la pente occidentale de la chaîne de collines qui borde Vernantois au nord-est. On l’appelait la ville d’Ormez, d’Ormier ou de Normier. Ce quartier était fortifié, car des champs voisins portent les dénominations de sur et sous les Chauffaux et de vers les Murs. Un fortin, bâti sur l’éminence du Tertre, proche de l’enceinte, était destiné à surveiller l’entrée de la gorge du côté de Macornay. Il serait très possible qu’une colonie Burgonde se fût établie en cet endroit, soit pour ne pas se confondre avec les indigènes, soit pour éviter les inondations de la rivière. Il y avait plus de vingt fiefs à Vernantois, soumis seulement à l’hommage et ne payant aucune redevance, pas même les dîmes. La dédicace de l’église et du prieuré de Vernantois à saint Martin, ce grand apôtre des Gaules, est
 encore une nouvelle preuve à ajouter en faveur de l’antiquité de ce village. On ignore absolument l’époque à laquelle des religieux sortis de l’abbaye de Condat vinrent chercher une retraite dans le vallon de la Sorne, ainsi que l’origine des vastes possessions qui servirent à doter cet établissement. Les premiers titres connus qui mentionnent le prieuré de Vernantois sont une charte de 1151, par laquelle Humbert, archevêque de Besançon, en confirma la possession à l’abbaye de Saint-Claude, et un diplôme de l’an 1184, dans laquel l’empereur Frédéric- Barberousse recensa parmi les domaines de ce monastère, l’église et le prieuré de Vernantois avec la chapelle de Bornay. Etienne II de Bourgogne et Jean de Chalon l’Antique, son fils, avaient eu assez d’habileté pour se faire inféoder, en 1208, par Thiébaud, abbé de Baume, la montagne de Montaigu et les villages de Perrigny et de Vatagna ; mais leur ambition n’était pas encore satisfaite : les beaux vignobles de Conliège, de Vernantois et de Moiron les tentaient. Ils obtinrent en 1216, de Bernard III de Thoire- Villars, abbé de Saint-Claude, les terres de Conliège, Binans et Vernantois, et promirent de bâtir un château dans ce dernier lieu et d’y ériger un bourg. Le château ne tarda pas à être construit et le bourg à se former ; mais Guillaume de Vienne, seigneur de Montmorot, s’en émut et voulut les faire détruire. Après de longues contestations, il fut convenu, entre ce seigneur et Jean de Chalon, que désormais aucun d’eux ne pourrait construire de nouvelles forteresses dans le val de Lons-le-Saunier entre le Pin jusqu’à Vernantois et Revigny. Depuis l’inféodation de 1216, la seigneurie de Vernantois appartint indivisément, par moitié, à l’abbé de Saint-Claude et à Jean de Chalon, ou à ses représentants. Elle avait pour limites les terres de Bornay, Montaigu, Revigny, Conliège et Montmorot, et comprenait une grande partie du village de Moiron. Le hameau de Roche formait un fief particulier relevant exclusivement d’Orgelet. Les habitants avaient reçu une charte de franchises et se qualifiaient de bourgeois. Ils nommaient annuellement quatre prud’hommes pour administrer les affaires de la commune. Aussitôt après l’élection, ces officiers et les gardes par eux institués devaient se présenter devant les deux châtelains pour prêter serment de remplir leurs charges en conscience. Les droits seigneuriaux étaient peu lourds ; à part trois corvées de charrue et une corvée de cheval par an, quelques cens en argent, en grains, en cire et en huile de noix, l’impôt des quatre cas et les dîmes, les bourgeois n’étaient soumis à aucune redevance, pas même la banalité du four et des moulins. Ils pouvaient librement pêcher dans les ruisseaux et chasser à battue les bêtes sauvages. Le château occupait une éminence entre le vallon de la Sorne et celui de Demièges, et se composait d’un donjon, d’une maison-forte flanquée de deux grosses tours et d’une basse-cour renfermant les écuries et les remises. Une enceinte de murailles l’enveloppait de toutes parts, et le seul côté accessible, au sud, était défendu par un large fossé. Un chemin couvert conduisait depuis le donjon dans l’intérieur de la maison prieurale. Ce château était déjà en ruine en 1609, et fut détruit par les troupes d’Henri IV en 1595. Il n’en reste d’autres vestiges qu’une partie des murs d’enceinte. Son emplacement est aujourd’hui recouvert par des vignes. Au nord du château était un bourg clos de murs, habité exclusivement par des gentilshommes. Abandonné depuis le XVIIe siècle, il ne subsiste plus que deux ou trois maisons de pauvre apparence qu’on appelle encore le Bourg. Le Bourg-Dessous ou la ville de Vernantois était au pied du château, à l’ouest, et se composait de plusieurs rues dans lesquelles on remarquait de nombreux hôtels habités par plusieurs familles nobles, de riches bourgeois, des officiers de justice, des marchands et des tisserands. Brûlé par le duc de Longueville en 1637, et ravagé en même temps par la peste, il resta complètement inhabité jusqu’en 1642. Source : www.vernantois.fr/histoire

Eglise Saint-Martin à Vernantois (39)

Eglise Saint-Martin à Vernantois (39)

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L'église se compose d’une nef voûtée , d’un chœur, d’une chapelle à deux travées à gauche de la nef, d’une autre chapelle sur le prolongement de la précédente, d’une tour carrée appuyée contre la nef, surmontée d’une flèche. La tribune supporte un harmonium. Le portail, la fenêtre du chœur, les arcades qui s’ouvrent sur les chapelles, les voûtes de la nef et des chapelles et les baies du clocher appartiennent au style ogival. On remarque dans cette église le maître-autel, le tabernacle, un petit reliquaire surmonté de la statue de Saint-Martin, contenant les reliques de Saint-Claude et de Sainte-Jucondine.

Eglise de Vatagna (39)

Eglise de Vatagna (39)

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Vatagna a d'abord fait partie de la paroisse de Coldre puis de celle de Montaigu et enfin de celle de Conliège bien que le village fasse partie de la commune de Montaigu. L'église est fondée par les habitants en 1577. Le clocher-porche date de 1631. La nef est romane et le choeur gothique.

 Besançon : La Préfecture de Région (25)

Besançon : La Préfecture de Région (25)

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Charles André de Lacoré, intendant du roi, arrive à Besançon en 1761 pour prendre ses fonctions d'administrateur de la Franche-Comté, française depuis sa conquête par Louis XIV. Il restera à la tête de la province pendant 23 ans. La vieille intendance située au bas de la Grande Rue est incommode. Lacoré veut faire construire une maison neuve dans un quartier neuf. Les premiers plans sont demandés à l'ingénieur des ponts et chaussées Frigniet. Victor Louis, architecte à la mode venant de réaliser les plans du palais royal de Pologne, corrige le tout et créé le décor intérieur. Le 20 avril 1771 la première pierre est posée par Lacoré. Le chantier est dirigé par l'architecte comtois Nicolas Nicole. Les pierres, le bois et le fer de la région sont utilisés pour la construction. Les travaux sont achevés pendant l'été 1777 mais ils ont coûté plus cher que prévu, il a fallu lever de nouveaux impôts. Le bâtiment est inauguré le 18 février 1778, un grand bal y est donné. Le dernier intendant Caumartin de Saint-Ange quitte les lieux à la révolution en 1789. Le premier préfet s'y installe an l'an IX. Ancienne intendance devenue préfecture de région, elle est un élément majeur de l'architecture française du XVIII ème siècle. Elle est demeurée pratiquement intacte. Elle est le symbole du savoir-faire des artistes et des artisans d'autrefois. (Journées du patrimoine)

 Eglise Saint-Pierre et Saint-Paul à Revigny (39)

Eglise Saint-Pierre et Saint-Paul à Revigny (39)

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L'Église a été construite dans le style gothique à la fin du XVème et au début du XVIème siècle. Elle est classée Monument Historique. Son clocher a été reconstruit en 1705. Le clocher a été reconstruit en 1850 et couvert de laves.L'église a été restaurée à la fin du XIXème siècle, après la Première Guerre Mondiale, et tout récemment encore en 2013. Lors des travaux de réfection de son toit en laves, une infiltration d’eau a fait tomber plusieurs couches de plâtre, révélant au grand jour des fragments de peintures murales. Ce sont alors des peintures du XVème, d’une facture exceptionnelle et aux couleurs étonnamment fraîches, qui sont apparues sur les trois faces du chœur de l’église.

Fraisans : Crue du Doubs le 24/01/2018

Fraisans : Crue du Doubs le 24/01/2018

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Après les premières inondations le 6/01/2018 dues à plusieurs jours de pluie et à la fonte des neiges sur le Haut-Doubs le Doubs esr à nouveau en crue pour les même raisons.

Salans : Crue du Doubs le 24/01/2018

Salans : Crue du Doubs le 24/01/2018

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Après les premières inondations le 6/01/2018 dues à plusieurs jours de pluie et à la fonte des neiges sur le Haut-Doubs le Doubs esr à nouveau en crue pour les même raisons.

 Eglise Notre-Dame de la Nativité à Macornay (39)

Eglise Notre-Dame de la Nativité à Macornay (39)

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L'église romane aurait été construite en 1443. Des chapelles sont ajoutées après 1500 et 1600. Le clocher est érigé en 1650. En 1780, le doyen de Lons le Saunier la trouve en très mauvais état et la menace d'interdit. L'architecte Augustin Desvernois réalise des travaux d'assainissement et de consolidation. En 1865, le clocher alors recouvert de laves reçoit sa flèche revêtue d'ardoises.

Fontaine à Macornay (39)

Fontaine à Macornay (39)

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La fontaine fut édifiée en 1882 sur la place au centre du village face à la mairie et à l’église. Le bassin en pierre est octogonal et la pile d’eau centrale alimente le bassin par deux bouches en forme de têtes de cygnes. La municipalité l’a ornée à son sommet d’une belle Marianne en bronze au buste peu voilé.

Le Vignoble d'Arbois (39)

Le Vignoble d'Arbois (39)

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Le vignoble couvre une superficie de 800 hectares, soit presque la moitié du vignoble jurassien. Il s'étend sur les communes de Abergement-le-Grand, Arbois, Les Arsures, Les Planches-près-Arbois, Mathenay, Mesnay, Molamboz, Montigny-Lès-Arsures, Pupillin, Saint-Cyr-Montmalin, Vadans et Villette-lès-Arbois dans le département du Jura. Le terroir arboisien produit quelques-uns des meilleurs vins jurassiens, dont le vin jaune et le vin de paille. Montigny-Lès-Arsures est considéré comme la capitale du trousseau, ainsi que le plus grand village viticole du Jura. Née du celte "ar" et "bos" signifiant "terre fertile", l'appellation Arbois fut la première AOP française en date ( décret du 15 mai 1936).. Elle est aussi aujourd'hui la première du Jura par son volume de production, de l'ordre de 29 100 hectolitres par an. Cette appellation est répartie sur 12 communes avec un total de 766 hectares. Les vins rouges sont issus des cépages trousseau et poulsard. Le Trousseau donnent aux vins une belle robe, avec beaucoup de corps et de garde. Le poulsard offre un vin rouge délicat, alcoolique et d'une belle robe qui prendra une teinte « pelure d'oignon » en vieillissant. Les vins rouges peuvent se garder jusqu'à trois à cinq ans. Les vins blancs sont issus des cépages chardonnay, pinot blanc (très rare) et savagnin. Ils peuvent se garder de trois à cinq ans.Les vins jaunes sont issus du cépage savagnin uniquement. Ils peuvent se garder 100 ans. Il résultent de l'élevage du savagnin pendant six ans et trois mois minimum « sous voile » : ces vins sont en effet élevés sans ouillage (l'ouillage est l'action de rajouter du vin dans un contenant pour éviter l'oxydation, due à l'évaporation d'une partie du vin qui laisse sa place à l'air: la part des anges). Un tel procédé requiert beaucoup de temps et fait perdre environ un tiers du vin, d'où le fait qu'il soit embouteillé dans des clavelins, bouteilles propres au vin jaune de 62 cl. Les vins de paille : les raisins doivent alors avoir une richesse en sucre supérieure à 306 grammes et le vin doit titrer 14,5% . On produit également du macvin du Jura et du crémant du Jura, appellations pouvant être produites sur tout le territoire vinicole du Jura.

Cascade du Castel Demandre (39)

Cascade du Castel Demandre (39)

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Elle est située sur la commune des Planches-près-Arbois non loin de la cascade des Tufs. C'est une des cascades de la Cuisance à l'ancien moulin de la Mère Michèle.