Chapelle de la Sainte Trinité à La Grande-Résie (70)

Chapelle de la Sainte Trinité à La Grande-Résie (70)

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La  chapelle a été construite en 1896  par la famille de Sainte-Marie d'Agneaux propriétaire du château. Elle faisait office d'église. Sous celle-ci se trouve une crypte souterraine, lieu de sépulture de plusieurs membres de la famille seigneuriale.

Château de La Grande-Résie (70)

Château de La Grande-Résie (70)

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Le Châteu est un édifice du XVIIIème siècle, de style néo-gothique, et qui a subit de nombreuses transformations au XIXème. Une petite chapelle et une demi-rotonde furent notamment ajoutées à l'édifice principal, qui perdit par ailleurs une aile. Les communs et les bâtiments agricoles ont également été ajoutés au XIXsème siècle

Eglise Saint-Gorgon à Saint-Gorgon-Main (25)

Eglise Saint-Gorgon à Saint-Gorgon-Main (25)

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La tradition veur que les reliques de saint-Gorgon aient passé par Aubonne et Saint-Gorgon en 765, dans leur transfert de Rome au Diocèse de Metz. La première église datait du XI ème. L'église actuelle a été construite entre 1782 et 1784 par Claude-Antoine Jeanningros à l'emplacement d'un édifice plus ancien. Un clocher-porche précède une nef unique à trois travées ouvrant sur un chœur à chevet plat voûté d'arêtes. Elle contient une statue de la Vierge noire à l'enfant. Trois verrières éclairent la nef et le chœur, prolongé par un petit bâtiment abritant la sacristie.

Eglise Saint-Pierre et Saint-Paul à Sauvigney-lès-Pesmes (70)

Eglise Saint-Pierre et Saint-Paul à Sauvigney-lès-Pesmes (70)

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L'église a été reconstruite en 1777.

Histoire de Larnaud (39)

Histoire de Larnaud (39)

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Larnaud n’occupe dans l’histoire du moyen-âge qu’un rang tout à fait secondaire. On ne sait rien de son origine ni de son existence dans les temps antiques, et l’on ne peut guère, en ce qui le concerne, rencontrer que de vagues conjectures, antérieurement au XIe siècle. Les croyances populaires y étaient nombreuses et s’y sont perpétuées jusqu’aux temps les plus modernes. La vouivre, les loups-garous ou hommes changés en loups, natures féroces et redoutables, puissances malfaisantes émanées du démon, les sorciers, appelés sarrasins, les demoiselles blanches, vertes, noires, attirant les voyageurs et les noyant dans les étangs, toutes les divinités en un mot, de la mythologie celtique semblaient se donner rendez-vous autour de l’étang des Tartres ou des Tertres. Il n’est pas rare de rencontrer sur le sol des médailles gauloises, surtout au bord de la voie antique qui reliait Ledo à Cabillonum, en passant par le bois de Ruffey, au bas du parc de M. Gacon, au sud de Nance, de Cosges, de Sottessard et au pont de l’Etalet.

Nous ferons remarquer que toute la ceinture de coteaux qui bordent le bassin de la Seille, conserve des traces du séjour des Celtes, telles que haches en pierre de jade, armes en bronze, tombelle….

L’église de Larnaud figure déjà parmi les possessions de l’abbaye de Baume, dans la bulle du pape Adrien II, de l’an 1089. Le diplôme de l’empereur Frédéric Barberousse, de l’an 1165, recense au nombre des domaines du monastère de Château-Chalon, la moitié de ce village. Larnaud avait acquis un certain développement lorsque les armées de Louis XI, au XVème siècle, le réduisirent en solitude. La végétation arborescente ne tarda pas à s’emparer des champs cultivés .Les défrichements recommencèrent à Larnaud en 1530. Les hameaux qui se formèrent alors prirent le nom des essences forestières qui dominaient dans les quartiers mis en culture et s’appelèrent le Frasnois, la Grande-Verney, la Petite-Verney, etc., à cause des frênes et des bouleaux qui y croissaient en abondance. Les guerres et les pestes du XVIIe siècle avaient encore ramené le sol dans lequel il se trouvait du temps des gaulois.

La partie centrale du village formait une seigneurie en moyenne et basse justice,

relevant pour la haute justice de la vicomté de Bletterans. Le reste du territoire se divisait en fiefs particuliers, dont nous citerons seulement les principaux seigneurs : Jean de Chalon-Arlay Ier, céda en 1309, la seigneurie de Larnaud à Guy dessus les Autres, de Bletterans, chevalier, en échange contre la foresterie de ce dernier lieu. Amé, fils de Jean de Montarbey, chevalier, se qualifiait en 1401, de sire de Larnaud. Cette terre passa par acquisition à la famille de Vaudrey, qui possédait Chilly. Dès ce moment, Larnaud eut les mêmes seigneurs que Chilly. M. le comte de Laubespin vendit ce fief, le 5 janvier 1763, à M. Claude-Antoine Pourtier, conseiller et avocat du roi honoraire au présidial de Lons-le-Saunier .Il fut nommé, en 1789, député du Tiers-Etat du baillage d’Aval aux Etats généraux, mais la prudence lui conseilla bientôt la retraite. Le 9 mars 1790, des lettres-patentes le nommèrent commissaire, à l’effet de procéder à l’organisation du département du Jura et de ses subdivisions en districts.

 

Le sol, assez fertile, produit du blé, de l’avoine, du maïs, du sarrasin, de la navette, des betteraves, des pommes de terre, du chanvre, beaucoup de fruits, des vins rouges d’une qualité inférieure, du foin, des fourrages artificiels, un peu de seigle et d’orge.

On exporte le sixième des céréales, et on importe les cinq sixièmes des vins. Des 11 étangs qui existaient il y a 30 ans, un certain nombre a été mis en culture, ce qui a singulièrement amélioré l’état sanitaire de la population. On élève dans la commune des chevaux, des bêtes à cornes, peu de moutons, beaucoup de porcs, et des volailles. 100 ruches d’abeilles. L’agriculture y fait de grands progrès.

On trouve sur le territoire d’abondantes sablières, dont les produits s’exportent surtout à Lons-le-Saunier, de nombreuses gravières, des marnes alluviennes très propres à la fabrication des tuiles et briques.

Il y a un chalet établi en 1854, dans lequel on fabrique annuellement 6.0500 kg de fromage, façon gruyère ; 3 tuileries, occupant continuellement de 20 à 30 ouvriers ; un moulin à quatre tournants et un autre à trois tournants ; une auberge, 2 maréchaux-ferrants et un épicier. Les habitants fréquentent habituellement les marchés de Bletterans et de Lons-le-Saunier.

 Source : Extrait du Dictionnaire Géographique, Historique et Statistique des communes de la Franche-Comté de A. ROUSSET