Fromagerie de Grande-Rivière (39)

Fromagerie de Grande-Rivière (39)

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La fruitière de Grande-Rivière est  située dans un tout petit hameau «Les Chauvins ». En 2012, un nouvel atelier, un nouveau magasin ont vu le jour, ainsi qu'une galerie de visite qui permet de découvrir toutes les étapes de la vie du Comté. C'est une des rares coopératives qui affine et commercialise elle-même une grande partie de sa production.
Une galerie de visite ouverte aux horaires du magasin permet une découverte libre de cet univers. Le magasin est ouvert tous les jours de 9h00 à 12h00 et de 17h00 à 19h00 et le dimanche de 9h00 à 12h00. Sont proposés Comté, Morbier, crème, beurre, produits régionaux.
La fruitière de Morbier fait partie de la coopérative de Grande-Rivière.

Charles Louis Contejean (1824-1907)

Charles Louis Contejean (1824-1907)

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Charles Louis Contejean(1824-1907)

Il est né 15 septembre 1824 à Montbéliard. Son père était ferblantier. Il fait ses études à l’école élémentaire française intégrée au collège de Montbéliard. Il est considéré somme un élève moyen, excepté en chimie et latin. Il obtient son bac es-lettres en 1841.

En 1844, il tente un diplôme d’études supérieures en Russie, tout en étant précepteur. Il rentre à Montbéliard en 1846, où il trouve un emploi de commis à la Sous-Préfecture. En 1847, Contejean monte à Paris où il trouve du travail dans une usine de chimie, qu’il ne garde que quelques mois. En 1848, il prend une part active à la révolution, il est renvoyé à Montbéliard. En 1852, Contejean est un des pères fondateurs de la Société d’émulation de Montbéliard, il est aussi le premier conservateur du Musée. En 1853, il obtient un second bac, es-sciences. Il entre alors de la Faculté de Besançon ; où il obtient sa licence et soutient sa thèse de géologie en 1859.

Ds février 1860 à septembre 1862, il est préparateur en géologie ai Muséum national d’histoire naturelle au de Paris, puis il est professeur de physique au Lycée impérial d’Angers, puis à Toulouse et ensuite à Clermont-Ferrand où il est professeur suppléant de la chaire d’Histoire naturelle à la Faculté des Sciences.

En 1865, il obtient un poste de professeur de géologie à la Faculté des Sciences. Il y restera jusqu'à sa retraite en 1890. Il aborde la classification des mammifères et publie, en 1874, « Eléments de géologie et de paléontologie ». il fait aussi des études sur le climat et sur la botanique du pays de Montbéliard. En 1876, il écrit le Glossaire du patois de Montbéliard.

Il est fait Chevalier de la Légion d’Honneur le 14 juillet 1880. En 1890, il rentre à Montbéliard. Il finalise l’herbier de la flore de Montbéliard. En 1900, il s’érablit à Paris chez sa fille et c’est son gendre qui publie en 1902 ses deux derniers articles scientifiques « Le climat de Montbéliard » et « Un dernier mot sur la flore de Montbéliard ».

Le mercredi 13 février 1907, Charles Louis Contejean décède à Paris. Il se fait incinérer. Il est inhumé le dimanche 17 février à Montbéliard. En 1943, le Conseil municipal de Montbéliard donne le nom de Charles Contejean à la rue anciennement des Jardins. En 1982, son Glossaire est republié et enrichi par la Société d’émulation de Montbéliard.

Une rue de Montbéliard porte son nom. En 2007, la Société d’histoire naturelle du pays de Montbéliard et le muséum Cuvier de la Ville de Montbéliard ont réactualisé et réédité « L’herbier du pays de Montbéliard »et en 2008, le muséum Cuvier de Montbéliard a organisé une exposition temporaire : Charles-Louis Contejean, naturaliste montbéliardais. 

Eglise Saint-Pierre à Saint-Pierre (39)

Eglise Saint-Pierre à Saint-Pierre (39)

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Il existait une église dès le Vème siècle. Elle fut rebâtie par Hugues de salins dans le style gothique. En 1730 elle est en si mauvais état qu'il est décidé de la reconstruire. L'intendant Lacoré confie le projet à l'architecte parisien Nicolas Louis. Les plans sont profondément modifiés par l'architecte bison tin Claude-Joseph-Alexandre Bertrand en 1779. Par rapport à l'ancienne église, elle est reculée de l'hôtel de ville pour dégager une grande place. La construction dure de 1782 à 1786. La Façade présente deux groupes de colonnes corinthiennes qui soutiennent le fronton. Le clocher est en pyramide effilée, la hauteur du clocher s'explique par son rôle de beffroi de l'Hôtel de ville portant bien haut la cloche municipale et de loge du guetteur. A l'intérieur, les quatre branches de la croix grecque partent de quatre colonnes corinthiennes qui soutiennent la coupole et les voûtes. l'église abrite une vierge sculptée par le bisontin Luc Breton, l'original chemin de croix ou encore les splendides boiseries du choeur de l'église. Elle est classée Monument Historique en 1942.

Henri FERTET (1926-1943)

Henri FERTET (1926-1943)

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Henri Fertet (1926-1943) Il est né le27 octobre 1926 à Seloncourt où ses parents sont instituteurs. Il y fait ses études primaires puis il quitte sa ville natale pour entrer au Lycée Victor Hugo à Besançon en 1937. C'est un élève doué et travailleur, il se passionne pour l'histoire et l'archéologie. En 1942 il est en classe de seconde. Pendant les vacances de l'été 1942, il rejoint le groupe de résistance dirigé par Marcel Simon, jeune agriculteur de 22 ans et secrétaire de la jeunesse agricole chrétienne (JAC) à Larnod. En février 1943, le groupe Simon intègre l'organisation des Franc-tireurs et Partisans (FTP) Guy Mocquet. Henri Fertet participe à trois opérations : le 16 avril 1943 à l'attaque du poste de Montfaucon pour s'emparer d'un dépôt d'explosifs, une sentinelle allemande est tuée, le 7 mai à la destruction d'un pylône à haute-tension à Châteaufarine, le 12 juin à l'agression d'un commissaire des douanes pour lui prendre son arme, son uniforme et les documents qu'il transporte. Henri Fertet tire sur le commissaire, le blessant mortellement. Activement recherchés, les membres du groupe sont successivement arrêtés à partir de juin 1943. Henri Fertet est arrêté par les forces allemandes le 3 juillet 1943 à trois heures du matin alors qu'il dort chez ses parents à l'école de Velotte à Besançon. Il est conduit en cellule à la prison de la Butte à Besançon. Il est jugé par un tribunal de guerre allemand le 18 septembre 1943 et condamné à mort en même temps que quinze de ses vingt camarades. Après 87 jours d'emprisonnement et de torture, Henri Fertet, âgé de seize ans, est fusillé à la Citadelle de Besançon le 26 septembre 1943 avec ses quinze camarades. Au matin de son exécution, il écrit cette dernière lettre à sa famille : Besançon, prison de la Butte (Doubs) 26 septembre 1943 Chers parents, Ma lettre va vous causer une grande peine, mais je vous ai vu si pleins de courage que, je n'en doute pas, vous voudrez bien encore le garder, ne serait-ce que par amour pour moi. Vous ne pouvez savoir ce que moralement j'ai souffert dans ma cellule, ce que j'ai souffert de ne plus vous voir, de ne plus sentir sur moi votre tendre sollicitude que de loin, pendant ces quatre-vingt-sept jours de cellule, votre amour m'a manqué plus que vos colis et, souvent, je vous ai demandé de me pardonner le mal que je vous ai fait, tout le mal que je vous ai fait. Vous ne pouvez douter de ce que je vous aime aujourd'hui, car avant, je vous aimais par routine plutôt mais, maintenant, je comprends tout ce que vous avez fait pour moi. Je crois être arrivé à l'amour filial véritable, au vrai amour filial. Peut-être, après la guerre, un camarade parlera-t-il de moi, de cet amour que je lui ai communiqué ; j'espère qu'il ne faillira point à cette mission désormais sacrée. Remerciez toutes les personnes qui se sont intéressées à moi, et particulièrement mes plus proches parents et amis, dites-leur toute ma confiance en la France éternelle. Embrassez très fort mes grands-parents, mes oncles, mes tantes et cousins, Henriette. Dites à M. le Curé que je pense aussi particulièrement à lui et aux siens. Je remercie Monseigneur du grand honneur qu'il m'a fait, honneur dont, je crois, je me suis montré digne. Je salue aussi en tombant mes camarades du lycée. À ce propos, Hennemay me doit un paquet de cigarettes, Jacquin, mon livre sur les hommes préhistoriques. Rendez le Comte de Monte-Cristo à Emeurgeon, 3, chemin Français, derrière la gare. Donnez à Maurice Andrey de La Maltournée, 40 grammes de tabac que je lui dois. Je lègue ma petite bibliothèque à Pierre, mes livres de classe à mon cher Papa, mes collections à ma chère maman, mais qu'elle se méfie de la hache préhistorique et du fourreau d'épée gaulois. Je meurs pour ma patrie, je veux une France libre et des Français heureux, non pas une France orgueilleuse et première nation du monde, mais une France travailleuse, laborieuse et honnête. Que les Français soient heureux, voilà l'essentiel. Dans la vie, il faut savoir cueillir le bonheur. Pour moi, ne vous faites pas de soucis, je garde mon courage et ma belle humeur jusqu'au bout et je chanterai Sambre et Meuse parce que c'est toi, ma chère petite maman, qui me l'a appris. Avec Pierre, soyez sévères et tendres. Vérifiez son travail et forcez-le à travailler.d'admettez pas de négligence. Il doit se montrer digne de moi. Sur les ' trois petits nègres ', il en reste un. Il doit réussir. Les soldats viennent me chercher. Je hâte le pas. Mon écriture est peut-être tremblée, mais c'est parce que j'ai un petit crayon. Jed'ai pas peur de la mort, j'ai la conscience tellement tranquille. Papa, je t'en supplie, prie, songe que si je meurs, c'est pour mon bien. Quelle mort sera plus honorable pour moi ? Je meurs volontairement pour ma Patrie. Nous nous retrouverons bientôt tous les quatre, bientôt au ciel. Qu'est-ce que cent ans ? Maman rappelle-toi : ' Et ces vengeurs auront de nouveaux défenseurs qui, après leur mort, auront des successeurs. ' Adieu, la mort m'appelle, je ne veux ni bandeau, ni être attaché. Je vous embrasse tous. C'est dur quand même de mourir. Mille baisers. Vive la France. Un condamné à mort de 16 ans. H. Fertet. Excusez les fautes d'orthographe, pas le temps de relire. Expéditeur : Monsieur Henri Fertet, Au ciel, près de Dieu. Henri Fertet a été inhumé au cimetière de Saint-Ferjeux à Besançon, son corps a été exhumé et incinéré après la guerre. Ses cendres ont été dispersées avec celles de son père à Sermoyer dans l'Ain. A titre posthume il a reçu les distinctions suivantes : Chevalier de la Légion d'Honneur, Compagnon de la Libération, Croix de Guerre 39-45, Médaille de la Résistance, Croix du Combattant Volontaire, Médaille des Déportés et Internés Résistants.

Maison de repos de Pont d'Héry (39)

Maison de repos de Pont d'Héry (39)

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Le Centre de Réadaptation Cardiologique et Pneumologique  propose une prise en charge de patients atteints de pathologies cardiaques et pulmonaires en Franche-Comté. Il est situé à La Grange sur le Mont (commune de Pont d’Héry)

Eglise de Le Franois (39)

Eglise de Le Franois (39)

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Les vitraux ont été commandés à l’artiste lédonien Jean Vuillemey et installés quelques années après la rénovation de l’Église en 1955.

Eglise Saint-Martin à Chilly-sur-Salins (39)

Eglise Saint-Martin à Chilly-sur-Salins (39)

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L’église renferme un magnifique retable datant du XVIIème siècle et restauré au XXème. Il provient de l’abbaye bénédictine de Château-sur-Salins aujourd’hui disparue. Il a été donné à l’église de Chilly-sur-Salins en 1822.Deux grandes statues, l’une de Saint-Antoine Ermite, l’autre d’un saint évêque non identifié, enrichissent la symbolique du retable. Deux anges adorateurs en bois doré ont été ajoutés sur les ailes du retable.

Les vitraux ont été réalisés par Laugel et Finck de Besançon en 1883, ils représentent l’apparition de la Vierge à Bernadette Soubirou et Sainte Marie-Marguerite Alacoque religieuse bourguignonne.