Histoire de Vyans le Val (70)

Histoire de Vyans le Val (70)

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Le village de ' Vians ' (son orthographe jusqu'au XVIIIème siècle) existe probablement depuis le 10ème siècle. Son nom viendrait de ' Via ' (la route en latin) ' , indiquant peut être l'existence d'une ancienne voie romaine. La première mention connue date d'une bulle papale de 1196, confirmant que Vyans fait partie des possessions de l'église collégiale de Saint Maimboeuf, à Montbéliard. Par la suite Vyans fera partie des possessions des maitres de Montbéliard (dont les princes de Wurtenberg) , ou des maitres d'Héricourt, quand ils seront différents de ceux de Montbéliard.Le nombre d'habitants a été de 200 à 250 environ jusqu'au XXème siècle. Le dernier curé de Vyans, Claude Demetz, a dù laisser la place au premier pasteur, Antoine Duc, sur ordre du bailli d'Héricourt, le 29 aout 1565. Depuis cette date, le temple de Vyans est dévolu au culte luthérien.(le temple actuel date de 1860) Vyans a été concerné par la guerre de 30 ans, dont il est sorti exsangue puis par les combats du siège de Belfort en 1871. l'armée de Bourbaki est arivée jusqu'à Vyans maisd'a pas pu traverser la Lizaine . Plusieurs soldats, tués dans ces combats, ont été enterrés autour du temple. Vyans fait partie du département de la Haute Saône depuis 1790. Son nom a été changé en ' Vyans le Val ' en 1969. Source : www.mairie-vyansleval.fr

Histoire de Vyt-lès-Belvoir (25)

Histoire de Vyt-lès-Belvoir (25)

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Un couvent de religieux est à l'origine de la création du Village. Ce sont les seigneurs de Belvoir, de Neuchâtel et de Châtillon sous Maîche qui s'en partagent les droits féodaux. Le village est dévasté une première fois par les Suisses en 1475, il perd le tiers de ses 180 habitants à la guerre de dix ans. A la révolution le prêtre est remplacé par un curé constitutionnel. Au milieu du XIXème siècle Vyt-lès-Belvoir atteint 300 habitants vivant de l'agriculture et de l'élevage, en 1980 18 exploitations agricoles possèdent plus de 200 vaches. Une meule à chanvre et une tuilerie se sont installées au moulin de Courbabon. l'église a été reconstruite en 1830, et une école a été créée. Après l'exode rural du de la première moitié du XXème siècle, Vyt-lès-Belvoir a consolidé sa population par la construction de nouvelles maisons. Source : Le Patrimoine des communes du Doubs

Histoire de Véria (39)

Histoire de Véria (39)

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Les différentes dénominations de Véria retrouvées dans les textes anciens sont : Veyriacum, Vairié, Veyrie, Vére, Vérye et enfin Véria. Selon toute probabilité, Véria avait déjà des habitants lorsque saint Bernon vint, à la fin du IXème siècle, fonder l'abbaye de Gigny dans la vallée du Suran. La dédicace de son église à saint Martin, évêque de Tours, suffirait pour appuyer cette conjecture, mais il est d'autres témoignages plus précis à invoquer. Le point appelé les Granges de Noms, les Quatre Bornes, choisi pour limite entre le duché et le comté de Bourgogne pourrait bien avoir été une enceinte druidique. Véria et les Pirroux formaient une seigneurie particulière en haute, moyenne, et basse justice, relevant de celle de Montfleur et de Chateau-neuf. Jeanne de Marigna et Hugues son frère, fils de Guillaume de Marigna, par une charte du 5 mars 1301 affranchirent les habitants de Véria de la main-morte et de toutes redevances arbitraires, leur permirent de chasser. Il est à peu près certain que Véria et les Pirroux faisaient partie de la dotation primitive de l'abbaye de Gigny et ils furent démembrés en plusieurs fiefs que par les inféodations successives, ainsi en 1244, Jean sire de Cuiseaux donna à Amédée, seigneur de Coligny, tout ce que lui et les siens pouvaient ou devaient avoir à Véria, en paiement de la somme de 100 livres qu'il lui devait pour la dot d'Alix, sa fille mariée au seigneur de Coligny, qui vendirent à la chartreuse de Montmerle moyennant 100 livres viennoises tout ce qu'ils avaient à Véria. En 1258, Humbert de Buenc, chevalier, seigneur du fief de Veyrie, donna aux religieux de Gigny un étang et un moulin à Véria. Humbert de Brenc fit hommage de son fief, en 1264 à Jean de Chalon. Une partie du fief passa à la branche de la famille de Montmoret, établie à Saint-Julien, et l'autre à la branche de la maison de Montaigu qui possédait Moiran. La seigneurie principale appartenait à Jean, sire de Marigna, et resta à ses héritiers, qui affranchirent en 1301 les habitants de Véria. Une modeste famille, qui possédait la prévôté de Véria, prit le nom de ce village et s'enrichit assez pour acquérir la seigneurie. Philibert de Véria fut conseiller et chambellan de Charles le Téméraire, reçut en 1503 de l'archiduc Philippe le droit de racheter la seigneurie de Saint-Julien, il acquit ensuite la seigneurie principale de Véria. Le 24 août 1754, Jacques-Philippe de la Baume, comte de Saint-Amour, vend Véria à Joseph Marie Emmanuel Deglans de Cessia, de Saint-Amour seigneur du dit village jusqu'à la Révolution. l'histoire de la commune de Véria est de la provenance des Archives Départementale du Jura, annuaire du Jura années 1843 et 1847, par Monsieur le docteur Gaspard. La commune a annexé celle de Granges-de-Nom en 1821. Véria est une commune à vocation encore agricole, avec quatre exploitations et un élevage de poulets en plein air à la Côte Picard ainsi qu'une entreprise de travaux agricoles. Source : Wikipédia

Histoire de Vétrigne (90)

Histoire de Vétrigne (90)

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Vintringen ou Wurteringen apparait au XIème siècle parmi les lieux habités de la marche de Roppe. Au XIIème siècle, le village fait partie de la seigneurie de Rougemont. A l'origine, cette seigneurie appartenait aux ducs d'Alsace, en 1125, elle devient possession du comte de Ferrette. En1347, année du partage de la succession de Jeanne Ferrete-Montbéliard, Ursule sa fille, épouse de Hohenberg, reçoit le village de Vétrine. En 1350, elle le cède à son beau-frère Albert II d'Autriche. Le village fait partie de la paroisse de Phaffans et dépend de la seigneurie de Roppe. Source : Wikipédia & Le patrimoine des communes du Territoire de Belfort

Histoire de Vézelois (90)

Histoire de Vézelois (90)

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Vézelois est situé sur la voie romaine qui reliait Mandeure à Cernay. Le village est cité la première fois en 1171. Au décès de Jeanne de Montbéliard, sa fille Ursule, comtesse de Montfort, hérita de Vézelois. Celle-ci vendit le village en 1350 à Albert II, archiduc d'Autriche et époux de sa soeur Jeannette de Ferrette. Vézelois et Meroux, en formant une nouvelle mairie dont Vézelois était chef-lieu, furent alors rattachés à la Seigneurie du Rosemont déjà possession autrichienne depuis 1347. Au XIVème siècle, époque de la domination autrichienne, le nom est germanisé en Wisselwahlen puis Wissenwald. Au cours de la guerre de Trente ans, ce site est le théâtre d'un affrontement inégal entre l'armée suédoise et les paysans révoltés de la seigneurie de Rosemont peu nombreux et mal armés. les troupes suédoises écrasèrent une troupe de 3 000 paysans armés qui s'étaient révoltés. Le massacre eut lieu dans un vallon situé entre Danjoutin, Pérouse et Vézelois. Une soixantaine de rescapés se réfugièrent dans la tour de l'église détruite d'où les soudards cherchèrent à les enfumer. La légende raconte qu'un des assiégés sortit comme un diable enragé et fit s'enfuir de peur les Suédois. Cette tour subsista jusqu'en 1877. La nef de l'église fut réparée après 1633 et reconstruite entièrement dans les années 1850. Comme dans les villages environnants, le terrain jurassique du village recèle du minerai de fer en grains qui fut exploité jusqu'au XIXème siècle. Source : Le Patrimoine des communes du Territoire de Belfort

Temple de Brévillers (70)

Temple de Brévillers (70)

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Le temple fut reconstruit en 1788. En 1700, il est détruit par des catholiques de Châtenois qui se rendaient à Héricourt pour prêcher leur culte. Il sera recontruit en 1788.

Histoire de Courvières (25)

Histoire de Courvières (25)

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Courvières se trouve situé sur une voie de passage importante, celle qui conduisait de Pontarlier à Salins par Frasne et BoujaiIles. On comprend l'enjeu que représentait, au moyen-âge, le contrôle de cet axe de communications et la lutte d'influence que se sont livrés les seigneurs de la région sur l'Arlier en général. Ce sont d'abord les sires de Joux qui imposent leur domination, relayés ensuite, après 1250, par la maison de Chalon ; Henri de Joux doit s'incliner devant la victoire de Jean De Chalon et se reconnaître son vassal, pour ses fiefs de : Joux, Usier, Dommartin et Courvières. Le seigneur de Courvières avait la justice haute, moyenne et basse, il avait le droit de publier les testaments de ses hommes, de donner tutelle, de créer des tabellions, de faire payer les lods et les retenues, de percevoir les amendes de justice et les impôts pour les quatre cas, d'avoir au village une maison-forte où les habitants pouvaient se retirer en cas de péril, de faire faire ses charrois, de faire porter par les habitants ses lettres et paquets dans tout le comté, d'avoir seul un moulin à vent ou à bras ou à cheval, d'exiger des corvées pour faire les prés. Au XVIème siècle, la seigneurie de Courvières est encore entre les mains des sires de Joux, qui y disposent de tous les droits de justice. Pourtant à la fin du siècle, apparaissent d'autres titulaires de fiefs, les Watteville en particulier. En 1584, le dénombrement de la terre de Courvières est réalisé par Nicolas de Watteville et sa femme Anne de Grandmont, dite de Joux ; au siècle suivant (1620), Pierre de Watteville est seigneur d'Usier, d'Ouhans et de Courvières. Dom Carlos (fils aîné de Pierre) est comte de Courvières, tandis que Dom .Juan (fils cadet de Pierre) devient Abbé de Baume-les-Messieurs. Mais c'est ce dernier qui, en 1683, vend la seigneurie de Courvières à Claude-François Compagny, avocat du roi au siège de Pontarlier, qui devait également étendre ses biens dans le val d'Usier. En 1685, un nouveau dénombrement de la terre de Courvières est réalisé par Compagy et confirme donc le transfert de propriété. La fille de Claude-François Compagny Marie-Gabrielle, épouse Charles Monnier, seigneur de Mamirolle et de Noironte qui hérite donc d'Usier et de Courvières à la mort de son beau-père en 1700 ; il achète en 1711 la charge de Premier Président à la Chambre des Comptes du Comté de Bourgogne et devient marquis en 1713. La terre de Courvières reste en possession de la famille de Monnier jusqu'à la Révolution. Notons pourtant qu'en 1759 le marquis de Monnier est condamné à faire hommage au prince d'lsenghien (héritier des biens de la famille de Nassau-Orange, elle même héritière des Chalon), pour sa terre de Courvières, déclarée mouvante de la seigneurie de La Rivière. En 1639, les Suédois de Saxe-Weimar ravagent le village qui passe de 200 à 88 habitants. Courvières atteindra 495 habitants en 1875. Après un long déclin, on note actuellement un redressement avec270 habitants La fromagerie de Courvières fonctionne dans des locaux communaux au moins depuis 1875 puisque l'actuel bâtiment a été édifié lors de la démolition de l'ancienne église en 1868, pour servir d'abord de lieu de culte pendant la reconstruction de la nouvelle église en 1870-71 et ensuite de chalet communal. C'est dans les années 1926-27 que la commune de Courvières décide la construction d'un bâtiment contenant un moulin à grains et une scierie pour la réalisation on s'aida en partie des pierres du réservoir d'eau du coin du dessus, un moulin pour que les habitants de Courvières et d'ailleurs puissent moudre leur récolte destinée à la fabrication du pain et à l'alimentation des animaux. Une scierie importante s'est installée pour les besoins d'exploitation du bois de la région. Source : www.courvieres.net

Histoire de l'Ecouvotte (25)

Histoire de l'Ecouvotte (25)

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Le village est mentionné sous le nom de ' l'Escouvotte ' en 1546. En1688, il compte 29 habitants et 5 maisons. Au XVIIIème siècle, Les Lallemand de Vaite et la maison Iselin de Lanans détiennent des droits sur le territoire. En 1783, le comte Mauclerc vend la seigneurie pour payer ses créances. A la veille de la révolution, les habitants de l'Ecouvette versent des rentes à l'abbaye Saint-Vincent de Besançon. En 1844, le village abrite 103 habitants et s'étend sur 152 hectares, dont 84 en labours et en vignes. En1883, la maison Bijasson crée un atelier de montage de boites de montres en argent. Cette entreprise ferme à la veille de la première guerre mondiale. La vigne a aujourd'hui disparu, la situation préurbaine de la commune entraîne un repeuplement progressif au XXème siècle. Dépourvu de lieu de culte, le village relève de la paroisse de Saint-Hilaire. Source : Le Patrimoine des communes du Doubs

Histoire de l'Hôpital Saint-Lieffroy (25)

Histoire de l'Hôpital Saint-Lieffroy (25)

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Le village s'est créé au premier siècle. Les moines de Citeaux y fondent une maladrerie reprise par les religieux du Saint-Esprit de Besançon en 1225. Elle comprend une chapelle, une maison et des terres. Le village dépend des sires de Soye. Il est entièrement détruit et déserté en 1636. Cinquante ans plus tard il compte six maisons et 24 habitants, puis deux siècles plus tard 25 maisons et 120 habitants. Pendant la guerre de 1870 les Prussiens livrent une bataille près du village. En 1942 le Colonel Fabien y installa un maquis avec ses maquisards FTP. La forêt abrita un des premiers nids de résistance en Franche-Comté. 5 FFI sont fusillés par les Allemands le 2 septembre 1944. Durant les combats de la libération les habitants se réfugient dans la grotte de la Baume. l'école ferme en 1962 il reste moins d'une centaine d'habitants. Source : Le Patrimoine des communes du Doubs

Histoire de l'Hôpital du Grosbois (25)

Histoire de l'Hôpital du Grosbois (25)

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Dès 1436, le village fait partie de la maladrerie de l'hôpital du Saint-Esprit de Besançon. Au XVIIIème siècle, il relève de la seigneurie d'Ornans qui fait ériger une église paroissiale en 1731. Le curé est nommé par la commune et non par une autorité ecclésiastique ou seigneuriale. Lena-Jacques Rousseau, en route vers la Suisse, fait une halte au relais de poste du village. Pendant la révolution, l'Hôpital est trop pauvre pour que des biens soient vendus lors de la nationalisation des biens du clergé. Dotée d'une gare sur la ligne Besançon - Le Locle, la commune est une étape vers la Suisse. Source : Le Patrimoine des communes du Doubs

Histoire de l'Isle sur le Doubs (25)

Histoire de l'Isle sur le Doubs (25)

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Ce bourg prit son nom de sa situation au milieu de la rivière du Doubs, divisée en deux bras qui l'entourent et forment une île d'environ 800 m de long sur 100 m de large. Ce sont les moines de l'abbaye de Lieu-Croissant (qui sera appelée plus tard Les Trois-Rois) qui donnèrent cette île à Thiébaut I de Neufchâtel, puissante famille comtoise dont le château se trouvait à Neuchâtel-Urtières près de Pont de Roide. Toute l'histoire de l'Isle du XIIème au XVIème siècle fut liée à la puissante Famille de Neufchâtel jusqu'à la mort Guillaume de Neufchâtel en 1505, dernier descendant mâle de la branche aînée et aux ducs de Bourgogne. Les seigneurs de Neufchâtel furent pratiquement tous enterrés à l'abbaye des Trois-Rois à Lieu-Croissant dont ils avaient la garde, sauf Thiébaut VIII et sa femme Agnès de Montfaucon-Montbéliard qui furent inhumés dans la chapelle de la Vraie-Croix à l'Isle sur le Doubs. C'est à Thiébaut I de Neufchâtel (1210/1268) que l'on doit la formation de l'Isle en réunissant trois villages, Carnans (la Grande Rue), le bourg de l'Isle (la Velle) et Uxelles (le Magny), puis viendra se rajouter plus tard Fusnans (le Moulinot et la Poussoure). Ce fut ce seigneur qui fit construire les premières bases du château fort, les deux ponts et la chapelle surnommée de la Vraie-Croix (emplacement de l'église actuelle) pour y déposer les précieuses reliques qu'il avait ramené de Palestine ; en effet, il était parti en pèlerinage vers 1240 à 1244 avec de nombreux seigneurs comtois et avait ramené plusieurs morceaux assez considérables de la croix du Christ, dont deux morceaux qu'il enferma dans un reliquaire en argent et que les comtes d'Ortembourg embellirent en 1575. Ce fut son petit-fils Thiébaut III qui termina ce château en entourant ce nouveau bourg de puissantes murailles qui comportaient trois portes d'accès : la première du côté de Médière s'appelait ' Porte d'Alsace ' qui se trouvait vers le chemin qui monte au Gélot, la seconde se trouvait du côté d'Appenans, s'appelait ' Porte de Moulins ' et la troisième occupait la tête du pont du Magny à l'entrée du bourg de la Velle s'appelait ' Porte du Grand Pont '. Toutes ses portes étaient flanquées de deux énormes tours à pont levis. De ce fait, il affranchit tous les habitants de cette nouvelle bourgade en essayant d'en attirer d'autres principalement ceux de Fusnans; toutes ces franchises furent confirmées en 1308 par Thiébaut IV. l'Isle devint alors le chef-lieu d'une châtellenie composée primitivement de huit villages : Médières, Blussans, Pompierre, Soye, Fontaine, Uzelles, Rang et Mancenans. Le seigneur de Neufchâtel avait un capitaine pour la garde du château et un prévôt ou bailli pour l'administration civile et judiciaire. Le 19 Juillet 1475, les guerres bourguignonnes contre la ligue héréditaire (Alsace, Suisse et Autriche) eurent des conséquences néfastes pour l'Isle ; le bourg et le château furent complètement détruits. Le château ne fut reconstruit en partie après 1525 par les nouveaux seigneurs de l'Isle, les comtes d'Ortembourg. En 1551, l'Isle comptait environ 450 habitants ; c'est vers cette époque que commença le premier registre conservé des naissances, les décès ne seront enregistrés qu'en 1678. En 1573, la peste ravagea tout le secteur de l'Isle ; en 1587, une autre calamité s'abattit sur la châtellenie de l'Isle, les guerres protestantes mirent à feu et à sang toute la région. En 1622, Ferdinand de Longwy dit de Rye, arrière petit-fils de Fernande de Neufchâtel-Montaigu, archevêque de Besançon avait racheté les droits des comtes d'Ortembourg sur les fiefs de l'Isle et devint baron de l'Isle. La guerre de 10 ans eut raison à nouveau de l'Isle, en effet l'armée française composée d'allemands, suédois, hongrois et autres mercenaires, commandée par le comte de Grancey, envahit les terres de l'Isle, détruisant le 2 Juillet 1637, le bourg, le château et l'église en saccageant les magnifiques tombeaux de Thiébaut VIII et de son fils Thiébaut IX à l'abbaye des Trois-Rois. l'Isle se relevait à peine de ses cendres, eut à subir de nouveau ces troupes qui revenaient du Haut-Doubs en la saccageant le 14 Mars 1642. La misère était telle que la population était réduite à 175 personnes en 1649. Le 26 Juin 1651, une sentence du parlement ordonnait la vente des biens appartenant aux seigneurs de Neufchâtel. Ces biens furent rachetés Ferdinand François Just de Rye de la Palud, marquis de Varambon, baron de l'Isle. Celui-ci décéda, sa femme Marie Henriette de Cusance la vendit le 13 Novembre 1660 à Ferdinand Eléonore de Rye, comte de Poitiers. Celui-ci décéda, sa veuve Jeanne Philippine de Rye conserva le titre de Dame de l'Isle ; à sa mort son fils Ferdinand François de Rye lui succédera en 1692. Au moment où se préparait la première conquête de la Franche-Comté par Louis XIV, les ruines accumulées par les guerres récentes dont l'Isle et les villages voisins avaient souffert, étaient loin d'être relevées. La deuxième conquête fut fatale à la Franche-Comté, conclu par le traité de Nimègue en 1678. A la mort de Ferdinand François de Rye en 1705, son fils Ferdinand Joseph de Rye, comte de Poitiers lui succéda, celui-ci décéda en 1715 laissant sa femme enceinte d'une petite fille prénommée Elisabeth Philippine de Rye-Poitiers ; celle-ci épousa en 1728 Guy Michel Durfort, Duc de Randan, maréchal de Lorges et commandant de la province de Franche-Comté devint le seigneur de l'Isle par son mariage. Ils eurent une fille prénommée Adélaïde Philippine Dame de Lorges qui fut mariée Jean Laurent de Durfort Civrac. Mais la révolution abolit tous les privilèges de la noblesse. Le château de l'Isle fut vendu pour bien public en cours d'année 1795 aux frères Bouchot. Ils le démantelèrent et construisirent à la place des forges. Les fils de ceux-ci la vendirent en 1846 aux frères Japy de Beaucourt. Par une habile politique industrielle, les frères Japy fabriquaient vis et boulons, avaient donné une impulsion nouvelle à la ville de l'Isle ; en 1851, elle avait doublé en population. En 2009, cette visserie a fermé définitivement après avoir changé de place et de nom. Jean-Claude BIRQUY Source : www.islesurledoubs.fr

Histoire de la Vieille-Loye (39)

Histoire de la Vieille-Loye (39)

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Le vocable ' loye ' vient de logia, petite maison ou logis, parce que les comtes de Bourgogne possédaient une maison dans la forêt pour leurs relais de chasse ; on prétend aussi que logia désigne un magasin destiné à recevoir des marchandises, et que l'établissement de bureaux de péage sur la route de Dijon à Saint-Maurice d'Agaune obligeait les marchands à déballer, trouvant à Vetus Logia et Nova Logia des entrepôts. Dès le XIème siècle, La Vieille-Loye existe officiellement, apparaissant dans une charte de Raymond, fils du comte de Bourgogne qui, du vivant de son père, gouvernait une partie de la Franche-Comté. La Vieille-Loye dépendait en toute justice de la prévôté de Santans. En 1147, le comte Raynaud III cède aux Bernardines d'Ounans une place dans la partie de la forêt de Chaux dite la ' Vieille-Loye ' et les autorise à bâtir une grange avec droits d'usage et de pâturage. A la confluence de la Tanche et de la Clauge, deux rivières de la forêt de Chaux, se situait le château fort de La Vieille-Loye, détruit par les troupes de Louis XI en 1477. Son emplacement fut inféodé en 1548 à Jean de Canoz qui autorisa la construction de chaumières, ainsi naquit le village de La Motte. l'écuyer de la reine de Castille, en récompense de services rendus par lui et ses ancêtres, reçoit de l'archiduchesse Marguerite d'Autriche une place dans la forêt de Chaux, au voisinage de la chapelle Notre-Dame de La Vieille-Loye, avec le droit d'y construire une maison, de couper du bois vif et mort, de jouir de la ' vaine pâture pour ses bestiaux et de la vive pâture pour ses porcs '. Les habitants de La Vieille-Loye, comme ceux des communes voisines de la forêt de Chaux, ont eu de temps immémorial des droits dans cette dernière, tant pour leur chauffage et leurs constructions, que pour faire paître leurs troupeaux. Une verrerie est attestée dès 1290. Une reconstruction fut entreprise en 1419. C'est en 1506 que Marguerite d'Autriche permet l'établissement d'une verrerie. l'usine est édifiée au lieu-dit La Vieille-Verrerie, elle est détruite par les Français en 1636. Suite à des différends avec les autorités concernant les conditions d'exploitation du bois pour le fonctionnement des fours, le Conseil d'État prononce le 8 août 1724 l'interdiction de la verrerie. Source : Pays Dolois

Histoire de villars-sous-Dampjoux (25)

Histoire de villars-sous-Dampjoux (25)

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La grotte de Rochedanne a servi d'abri aux hommes à l'époque du Paléolithique supérieur. Un hameau était établi pendant la période gallo-romaine ou mérovingienne autour d'un pont sur la Barèche le long su chemin qui relie Saint-Hippolyte et Pont-de-Roide. Jusqu'au XVème siècle, l'habitat de l'actuel territoire est constitué par les fermes de Rochedanne que possèdent les seigneurs de Neuchâtel. En 1475, les Suisses dévastent la terre de Pont-de-Roide et détruisent Rochedanne. Pour la plupart les survivants s'installent le long de la Barèche à Villars, cette partie du territoire appartient à la seigneurie de Clémont qui y a implanté des moulins. Lors de l'instauration de la réforme dans la seigneurie de Clémont, Dampjoux et Villars sont contraints d'accueillir un pasteur et d'abandonner le catholicisme. Mais la résistance et très forte, les habitants obtiennent du parlement de Dole la restauration du culte catholique. l'activité économique est essentiellement agricole, des moulins sur la Barèche produisent de la farine, des étoffes, des lames de faux et des planches. l'arrivée du chemin de fer à Villars en 1886 permet l'installation de l'industrie avec l'horlogerie, des fabriques d'outillage et une petite métallurgie. Aujourd'hui ces activités ont cessé ; les habitants vont travailler dans les usines de Saint-Hippolyte, Pont-de-Roide et dans le pays de Montbéliard. Source : Le Patrimoine des communes du Doubs