Histoire de Septmoncel (39)

Histoire de Septmoncel (39)

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Dans un récit sur la vie de trois moines de l'abbaye de Saint Claude (Romain, Lupicin et Oyen), on décrit le secteur de Septmoncel comme : une forêt immense coupée de rochers effrayants, peuplée de cerfs et d'ours qui séparait Saint-Claude des plaines de l'Helvétie et que ne traversait aucune route. Ce territoire était vierge d'habitants. Les premiers défrichements commencent vers 800. Les toponymes Chaux Berthod, Selmembergs, Manon, témoignent de ces premières mises en valeur conduites par des dignitaires de l'abbaye de Saint Claude. Au cours de cette période et des siècles suivants Septmoncel fait partie intégrante des terres de Saint Claude dite ' la grande Cellerie '. Les Septmoncelands sont alors mainmortables. Ce droit condamnait les familles à une cohabitation perpétuelle et soumettait le secteur à un servage strict. En 1425, la bulle du pape innocent IV confirme les privilèges de l'abbaye de Saint Claude et mentionne l'église de ' Septem Acervis '. La paroisse est immense et s'étend sur les communes actuelles de Septmoncel, Lamoura, Lajoux, Les Molunes, Prémanon, une partie des Rousses et Prémanon ainsi que quelques territoires situés actuellement en Suisse. Au XIVème siècle, les combats, les enlèvements de bestiaux et les incendies étant incessants entre les habitants de Gex et de Septmoncel, Hugard II de Joinville , seigneur de Gex et l'abbé Jean de Roussillon décidèrent de signer un traité de paix à Mijoux. En 1343, une colonie de Dauphinois s'installe dans la région et introduit un fromage bleu persillé analogue au Sassenage. Une épidémie de peste décime la population de Septmoncel qui devient presque un désert à la fin de ce siècle. Après un dépeuplement, le XVIème siècle voit une époque de prospérité pour le secteur. Les défrichements sont encouragés. Par le traité d'Auxonne en 1612, , la Valserine devient la frontière entre la Franche Comté et la France. Les troupes françaises commandées par Lamotte-Houdancourt dévastent la paroisse et brûlent Septmoncel et Montépile en 1639. La Franche Comté devient française par le traité de Nimègue en 1679. Au XVIIIème siècle, un nommé Michaud des Thoramy a l'idée de façonner des pierres percées d'un trou servant de contre-pivot pour l'horlogerie. C'est le début du lapidaire. En 1771, l'assemblée de la paroisse décide son adhésion à la requête de Christin contre la Mainmorte. Elle donne plein pouvoir à cet avocat, soutenu par Voltaire, pour la représenter en procès contre l'abbé de Saint Claude devant le parlement de Besançon. Il seront déboutés de leur demande en 1775. La communauté des Molunes se détache de Septmoncel et devient une commune en 1789. Dans la nuit du 4 août , l'assemblée constituante abolit la mainmorte. Les derniers serfs du Haut Jura sont affranchis. Le curé Ambroise Dalloz refuse de prêter serment à la constitution civile du Clergé en 1790. Il célèbre le culte notamment aux grottes des Cressonnières et dans une cave de grenier fort sur le Frêne. Jusqu'en 1789, des prêtres réfractaires ont trouvé refuge dans la montagne avec la complicité d'une partie de la population. En 1792, le conseil de la municipalité nomme 2 officiers municipaux pour procéder au désarment des gens suspects. Les Septmoncelands s'enrôlent nombreux dans les armées de la révolution. Deux généraux sont nés à Septmoncel : Jean Joseph Gauthier (1765-1815) et Jean-Pierre Gauthier dit Leclerc (1765 - 1821). Les autrichien envahissent et commettent pillage et destruction sur le plateau en 1814. Lamoura et Lajoux se séparent de Septmoncel et deviennent communes en 1838. Un ouragan emporte 10 maisons, renverse 2000 sapins et blesse grièvement 3 personnes en 1841. En n1858, c'est la fin des travaux de création de la route des ' lacets de Septmoncel ' commencé en 1835. Auparavant le trafic piétons se faisait par le chemin des moines ou chemin du Monts. Septmoncel perd 35 de ses enfants morts pour la France lors de la première guerre mondiale. Des ateliers coopératifs des ouvriers lapidaires de Septmoncel sont créés en 1919, ils comprennent 150 associés. Une colonne allemande passe dans la commune en juin 1940, elle y stationne un jour et une nuit sans commettre d'exactions. Un maquis se constitue au Eterpets dès 1943. Le ravitaillement en est assuré par la Fraternelle. Léon Mandrillon, chef de l'armée secrète du Haut-Jura, et son fils Julien sont abattus par les allemands et leur maison incendiée le 17 juin 1844. Gilbert Mandrillon et un instructeur sont déportés. Source : www.septmoncel.fr

Histoire de Sermamagny (90)

Histoire de Sermamagny (90)

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Les premières traces du village au XIème siècle et il s'appelait alors ' Sermegin ' . Il est certain que Sermegin existait auparavant, mais en 1347, à la suite d'un partage, il revient à Jeanne de Montbéliard , remariée au Comte Katzenellenbogen ( Jeanne dite Jeannette, afin de ne pas la confondre avec sa mère). Il passait ainsi sous la domination autrichienne et dépendait du Haut Rosemont (Rosenfelsz). (Copie authentique délivrée à Vienne en 1765 : in villis de Sernmeigny). Le village s'est développé au nord de Valdoie, sur la route de Belfort à Giromagny. Si le fait d'être construit sur un chemin fréquenté est source de prospérité en temps de paix, c'est un handicap certain pendant les périodes de troubles comme vers 1360-1375 quand les mercenaires de Arnaud de Cervole ou ceux de Enguerrand de Coucy ravagèrent le pays. Sermamagny fut alors dévasté. En 1633, en pleine Guerre de Trente Ans ce sont les Suédois qui détruisent à nouveau le village. Après son rattachement à la France en 1648, le village voit passer Turenne début janvier 1675, peu avant la bataille de Turckheim en Alsace Source : www.sermamagny.fr & Wikipédia

Histoire de Sermange (39)

Histoire de Sermange (39)

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S'il est un village qui vit son nom changer au cours des siècles, c'est bien celui-là! En effet, il semble que Sarmangis, forme conjecturale de ' Sarmodingen ' était le nom d'un homme germanique. Ce vocable se déclina en Salmanges, Sarmanges, Sermaiges au XVIème siècle, puis devint Sermoiges, Sermages au XVIIème et enfin Sermange en 1726. Si l'on s'en tient aux écrits de Marquiset, ' ser ' signifierait élévation et ' mange ' indiquerait une zone humide. Mais l'étymologied'est pas toujours une science exacte. En effet, une autre source penche pour ' Sarmaticos ', nom d'une colonie de Sarmates, ces nomades éleveurs et guerriers de l'empire romain. Cependant, si de nombreux vestiges attestent de la présence gallo-romaine, d'autres remonteraient beaucoup plus loin dans le temps. Néanmoins, la présence des sources ' Prés du Sausse ' et de ' l'Orbépin ' a certainement favorisé la sédentarisation de populations. Une partie de Sermange dépendait de la seigneurie de Gendrey, et donc du domaine des comtes de Bourgogne. En 1278, la comtesse Alix attribuait ces territoires à Etienne de Bourgogne, son plus jeune fils, lequel devenant ecclésiastique, transmit à son frère Hugues. Une autre partie appartenait aux seigneurs d'Ougney. Quant au reste du territoire, il était divisé en de nombreux meix tenus par de nobles familles exemptes de toute redevance. Parmi celles-ci, notons Ulric et Albéric de Sermange, Gérard de Vellexon, Guy de Gennes, Adeline d'Ougney veuve de Jean de Thervay, Huguenin de Rans ...Suite à des dons les moines d'Acey étaient aussi propriétaires. Les dépendances de la prévôté de Gendrey furent vendues en 1703 à Joseph Eléonor de Bouhelier, conseiller au parlement de Besançon. André, procureur de Dole, Luc marquis de Besançon, Langlois notaire parisien et enfin Jean-Baptiste Adrien de Tricornot furent les propriétaires successifs. C'est à Joseph Eléonor de Bouhelier que l'on doit la construction du château entre 1717 et 1727 sur la route conduisant à Gendrey. II fut très embelli par la suite, notamment en 1762, année de création d'une chapelle et d'un portail en pierre. Par vente ou héritage, il a appartenu à de nobles familles. M. le baron de Tricornot y fit sa résidence lorsqu'il en devint propriétaire en 1773. En 1902, la propriété était achetée par le comte Fresson qui ajouta deux ailes et fit décorer la chapelle de peintures murales. Un portail monumental permet l'accès à la cour d'honneur encadrée par deux bâtiments de communs. Depuis 2009, cette propriété privée qui fut inscrite IMH en décembre 2000 appartient à Uwe et Caroline Eppinger. Source Pays Dolois

Histoire de Serre-les-Sapins (25)

Histoire de Serre-les-Sapins (25)

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Le nom du village trouve son origine dans sa situation géographique, la commune se trouve sur les hauteurs d'une colline. ' Serre ' vient de ' sierra ' qui désigne en latin une crête, un sommet. C'est le 28 décembre 1961 que Serre adopte définitivement son nom de Serre-les-Sapins. La découverte de tuiles gallo-romaines témoigne de l'existence ancienne de la commune mais son nomd'est mentionné dans les écrits qu'à partir du XIIIème siècle. Serre dépend du Chapitre métropolitain de Besançon. Les seigneurs de Montferrand, de Mazerolles et de Vaux font aussi valoir leurs droits sur le domaine. Victime de la guerre de Dix ans, de la conquête française et de la peste le village se redresse grâce à l'apport d'immigrants savoyards. Aujourd'hui Serre les Sapins s'est beaucoup développé grâce à sa proximité de Besançon. Source : Le Patrimoine des communes du Doubs

Histoire de Servance (70)

Histoire de Servance (70)

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Selon une légende locale, l'emplacement de Servance était autrefois occupé par un lac d'origine glaciaire. Vers 1300, la fille du seigneur de Montandré s'y noya, et pour retrouver son corps, son père fit ouvrir le verrou glaciaire, à l'emplacement de l'actuel Saut de l'Ognon. Dans la vallée asséchée se construisit plus tard le village de Servance. C'est en 1209 qu'apparaît la première mention de Servance, sous la forme ' Serevans '. Le village était un territoire pauvre et peu habité, ond'y comptait en 1420, 23 ménages. Le premier recensement détaillé de la population de Servance remonte à 1657, avec 1 017 personnes, comprenant le Haut-du-Them et Miellin, alors rattachés à Servance. Ce fut le plus faible peuplement répertorié. La population était rurale, sortant tout juste de la Guerre de dix Ans, qui ravagea la Franche-Comté de 1635 à 1644, . Il aura fallu à Louis XIV deux guerres successives pour venir à bout des Comtois qui devinrent Français par le traité de Nimègue. l'église avait été détruite, puisque le bâtiment actuel date de 1689, le cimetière étant seul rescapé de la guerre. Les gens, pauvres, vivaient dans des habitations aujourd'hui disparues, et les grosses bâtisses dîtes 'châteaux', datent XVIIIème siècle. Le cahier de doléances de 1789 écrit : 'la paroisse de Servance est composée de granges et de hameaux éloignés les uns des autres, situés dans la montagne'. Il en est de même de nos jours ! Jusqu'à la fin du XVIIIème siècle, Servance va se peupler considérablement, la population va atteindre en 1790, 3 900 personnes. Servance devait alors figurer parmi les très gros bourgs de la province.. Puis la progression continue, en 1815, Servance compte 4 357 habitants. Mais en 1816-1817, une épidémie de typhus causa d'énormes pertes, il fallut déplacer le cimetière paroissial, devenu trop exigu. En 1821, Miellin prend sa liberté et Servance perd 15% de ses habitants. Servance s'accroît également au niveau industriel, le dénombrement de 1828 fait état de 13 moulins, 5 scieries, 2 tissages de cotons à bras, une tannerie et une fabrique d'horlogerie. Le 16 juillet 1828 Servance compte 4 689 habitants, population maximale, englobant le Haut-du-Them, qui fait toujours partie de Servance à cette époque. Le 4 octobre 1944, le 1er bataillon de choc stationné à Servance, est chargé avec l'appui du 2ème régiment d'Afrique, de libérer l'axe La Grève-Miellin-Ballon de Servance contrôlé par les Allemands. Les combats furent extrêmement violents et le lieutenant Durieux fut tué ainsi que quatre de ses chasseurs. Une plaque commémorative, représentant l'insigne du bataillon avec sa devise En pointe toujours, fut placée à la cote 820 et une rue de Servance fut baptisée rue du 1er Bataillon de Choc. Source : www.les-mille-etangs.com/pme14.htm & Wikipédia

Histoire de Silley-Amancey  (25)

Histoire de Silley-Amancey (25)

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Sur la colline de La Leupas on a retrouvé des tombes datant de 500 ans avant J-C. Du XIIIème siècle à La révolution, le village passe successivement sous la dépendance des seigneuries de Maillot, d'Ornans, de Vuillafans et de Fertans. La chapelle de Silley dépend de la paroisse de Chantrans Dans les années 1630, le village est occupé par les troupes du capitaine comtois Chevigny. Le tiers des hommes du village est victime de la guerre1914-18. La population du village est toujours restée faible, Silley-Amancey partage l'école de Chantrans. Source : Le Patrimoine des communes du Doubs

Histoire de Sirod (39)

Histoire de Sirod (39)

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Tout concourt à démontrer l'antiquité de Sirod : les superstitions qui s'attachent aux Commères, la croyance à la fée Mélusine, l'omnipotence attribuée aux descendants de Saint Hubert pour guérir de la rage, la dédicace de l'église à Saint Etienne, premier martyr et sa mention dans un diplôme du roi Lothaire, de l'an 852 ou 855 et enfin le voisinage du chemin des Romains qui descendait par Charency au Pont du Navoy. Ild'est pas douteux que le territoire compris dans l'ancienne circonscription de l'immense paroisse de Sirod faisait partie des biens donnés en 522 par Sigismond, roi de Bourgogne, à l'Abbaye d'Agaune. La prévôté du val de Sirod était inféodée à une famille noble qui portait le nom de ce village. Pierre de Sirod, chevalier, vivait en 1184; Julie, fille de Richard de Sirod, en 1276, et Perrin de Sirod en 1404. On ignore si cette famille est la même que celle des Sirod qui possédèrent pendant plusieurs siècles la baronnie de Choye. Ce fief passa, au XVème siècle, à la famille de Montrichard. Antoine de Montrichard, marié en 1518 à Louise, fille de Nicolas Merceret de Salins, se qualifiait de sieur de Sirod. Le château, dit de Montrichard, situé derrière l'église est de forme quadrangulaire avec quatre tours aux angles, dont trois sont circulaires, et l'autre, plus ancienne, est de forme carrée. Ce manoir fut acquis au XVIIIème siècle par la famille de Watteville, qui l'habita et le vendit au début du XIXème siècle à M. Jeunet. Il a été entièrement restauré par son propriétaire actuel. Il est inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques Sirod dépendait de la baronnie de Château-Vilain. ' Château-Vilain ' dont les ruines dominent le village, date du XIIème siècle environ. La forteresse construite vers 1186 par Simon de Commercy, s'élevait à l'est de Bourg de Sirod, au sommet d'une montagne coupée à pic. Il occupait une surface de 220 mètres sur 60 mètres et dominait tous les pays d'alentour. Cette forteresse était entourée d'un mur d'enceinte construit sur les bords du rocher. On ne pouvait y pénétrer que par le côté sud, l'entrée était précédée d'une avenue de tilleuls et défendue par deux tours quadrangulaires. Après avoir traversé la porte d'entrée, on remontait un chemin bordé d'énormes murailles, conduisant à une première cour qui renfermait un manoir fortifié. Derrière ce bâtiment, il y avait une autre cour, puis un donjon carré, et derrière celui-ci se trouvait une autre cour. Le premier bâtiment d'habitation était séparé de la cour renfermant le donjon principal, par une muraille très haute et très épaisse, supportant à ses extrémités deux tours percées de meurtrières. Lors de la démolition des châteaux forts, l'abbé de Watteville a demandé de laisser celui de Château-Vilain, mais celui-ci fut démoli de 1808 à 1810 pour la reconstruction des usines de Bourg de Sirod incendiées en 1803. Actuellement, il ne reste que les ruines de 4 tours et quelques pans de murs. Les libéralités de Sigismond envers l'Abbaye d'Agauned'avaient pas été purement gratuites, ce souverain avait chargé les religieux de services si considérables qu'il fallut appeler des moines de Condat pour satisfaire à leur célébration, et leur céder par conséquent une certaine portion des domaines affectés à la dotation de ces services. C'est ainsi que ce dernier monastère devint propriétaire de Sirod et de plusieurs autres villages autour de Salins, possessions qui lui furent confirmés en 852 ou 855 par le roi Lothaire et par l'empereur Frédéric Barberousse en 1184. Une des nombreuses colonies sorties de cette maison sous Saint Lupicin, vint fonder dans le val de Sirod un prieuré qui ne tarda pas à devenir un centre à la fois agricole et religieux. l'église paroissiale et les droits qui y étaient attachés, restèrent en la possession des archevêques de Besançon jusqu'à l'époque où Humbert de la Roche sur l'Ognon consentit à les abandonner à Adon, abbé de Saint Oyan, sous la seule réserve d'une redevance de 20 livres d'huile d'olive à payer à lui même et à ses successeurs le dimanche de la Passion de chaque année. La maison prieurale située au sud de l'église dont elled'était séparée que par une cour close de murs et flanquée d'une grosse tour carrée, se composait d'un corps de logis élevé d'un seul étage au-dessus du rez de chaussée, d'une basse-cour renfermant une grange et deux écuries, d'un jardin, d'un verger. Elle était habitée par un prieur, un religieux Bénédictin mansionnaire et un autre moine qualifié de sacristain, présentés par le prieur et institués par l'abbé de Saint Claude. Les bâtiments ont été détruits depuis la révolution. Ce prieuré fut sécularisé par lettres patentes du mois de décembre 1742, confirmatives d'une bulle du pape Benoît XIV et supprimé. Les revenus devaient être unis à la manse capitulaire des chanoines de Saint Claude après la mort de M. Despotot, alors prieur titulaire. Perronne du Tartre de Chilly, juge délégué par l'archevêque de Besançon, exécute cette union par un décret du 11 Août 1764, en réservant à l'archevêque le patronage des différentes églises dépendant de ce bénéfice et l'ancienne redevance annuelle des 20 livres d'huile d'olive. Aucun événement notable ne s'est accompli dans cet établissement, si ced'est l'incarcération en 1607, dans les prisons de l'abbaye de Saint Claude, de Claude Garnier, mansionnaire, pour des scènes turbulentes qui avaient effrayé la population de Sirod et l'expulsion, en 1636, de Mathieu Broye, autre mansionnaire, par Nicolas Hugonet, qui s'installa avec sa femme et ses enfants dans le prieuré et profana cette demeure. Le 12 août 1890, un incendie ravageait le village de Sirod : 55 fermes, maisons, château, église et mairie souffrirent des flammes. Le fort vent d'est ainsi que le peu de moyens pour éteindre l'incendie ne laissèrent que peu de chance aux fermes faites majoritairement de bois et remplies de foin de l'importante moisson d'alors. On raconte que le feu a été mis volontairement par un commis qui voulait se venger d'un mauvais traitement financier ou alimentaire. La solidarité, les assurances et les économies des fermiers qui vivaient aisément à cette époque là permirent une reconstruction rapide des nouvelles fermes devenues ainsi plus fonctionnelles, solides et modernes. Le patrimoine de Sirod a beaucoup souffert de l'incendie. l'église fut très vite reconstruite mais le prieuré lui ne fut jamais rebâti. Le château de Montrichard fut remis en état mais disparurent plusieurs manoirs d'architecture gothique du XVème siècle qui donnaient au village, selon des annales, un aspect qued'ont presque nulle part les bourgades de cette région. Source : sirod1.free.fr

Histoire de Sochaux (25)

Histoire de Sochaux (25)

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l'origine de la ville de Sochaux se trouve en un hameau de quelques âmes au départ. Il est généralement admis que c'est de sa colline que Sochaux tire son nom. Sochaux signifie ' sous la chaux ', référence au calcaire (calx en latin) de cette colline. Le village portera donc les noms de ' Sous Chaux ', ' Souchal ', ' Souchy ' et enfin ' Sochaux '. Socahux est mentionné dans une bulle du pape Clément III qui, en 1180, confirme les privilèges de l'abbaye de Belchamp à Sochaux. Il ne reste rien des premières masures des XIIème et XIIIème siècle de Sochaux. Peu d'informations nous sont parvenues de Sochaux au moyen-âge. On ne trouve trace du village de Souchy que dans un texte officiel daté de 1189 et traitant d'aumônes que les habitants devaient payer à l'abbaye de Belchamp à côté de Sochaux. Du XVème au XVème siècle, Socahux connaît des temps difficiless avec les saccages et méfaits lors des passages ds troupes, ainsi que la peste et la famine qui empêchent la population de croître, celle-ci s'élevant à 68 habitants en 1698. Sochauxd'est alors qu'une communauté dépendante des comtes de Montbéliard vassaux de l'Empire germanique. Elle ne sera rattachée à la France qu'en 1793 suite à la Révolution française, en même temps que le comté de Montbéliard. En 1841, Sochaux se lance dans l'aventure industrielle, 60 ans avant la construction des automobiles de Frédéric Rossel et des frères Peugeot : Théodore Ienné fonde sa brasserie. En 1912, la ville, d'une population d'environ 500 habitants, voit le rachat des ateliers automobiles Rossel par Peugeot. C'est le début du développement véritable de Sochaux : en vingt ans, la population de la ville est multipliée par six, malgré le passage de la Première Guerre mondiale. Ces nouveaux habitants, principalement des ouvriers immigrés, sont hébergés dans plusieurs cités ouvrières construites par la société Peugeot, propriétaire des terrains. En 1928, Jean-Pierre Peugeot crée le Football Club Sochaux-Montbéliard (FC Sochaux), ainsi que la Coupe Peugeot, qui deviendra ensuite le championnat de France de football. l'occupation allemande est présente à Sochaux, où les ateliers automobiles sont réquisitionnés pour fabriquer du matériel de guerre. l'usine devient alors une cible pour les Alliés, qui tentent de la bombarder le 16 juillet 1943. Le vent qui déplaça les marquages de cible fut, d'après certains témoins, la cause de l'erreur de bombardement, qui détruisit une partie de la ville, tuant 125 personnes, en blessant 500 autres... et laissant quasiment intacts les ateliers. l'armée allemande finit par déménager tout le matériel de production et vida l'usine de ses machines-outils. Malgré cela, la Peugeot 202 sortit des chaînes de montage dès 1945. La ville continue son expansion après la guerre, aidée par ses deux industries, la bière et l'automobile. De nombreux quartiers seront construits sur des marais asséchés. Le bâtiment de l'hôtel de ville, abritant mairie, poste, théâtre et salles de réception sera construit en 1968. Les grèves de mai 1968 ne pouvaient pas être absentes dans une ville industrielle comme Sochaux. Le 11 juin, les manifestants sont évacués de l'usine. l'opération se soldera, côté ouvrier, par deux morts et de nombreux blessés. La rivière de l'Allan est détournée en 1987-1988, pour permettre l'extension de l'usine Peugeot, jusque-là divisée en deux par la rivière. Source : Wikipédia & Le Patrimoine des communes du Doubs

Histoire de Solemont (25)

Histoire de Solemont (25)

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La découverte de la dépouille d'un homme tenant une longue épée évoque une tombe de chef de guerre germain. l'apparition du nom du village est tardive, l'occupation du territoire aussi. La première mention de ' Ville sous le Mont ' apparaît en 1337, lorsque Jean de Grandfontaine reconnaît y tenir des biens du seigneur de Neuchâtel. En 1682, le prieur de Vaucluse y perçoit des dimes. Le prieuré de Vaucluse est peut être à l'origine du défrichement du territoire. Les meix, les terres, les bois et moulin étaient la possession de seigneurs différents jusqu'à la révolution. La plus grande partie de ces biens revient à la seigneurie de Valoreille qui les tient de en fief de Châtillon-sous-Maîche. Vauthier de Valoreille reconnaît qu'il possède à Solemont des biens en fief des seigneurs de Belvoir et le dernier de la lignée se déclare vassal de Châtillon-sous-Maîche. A sa mort, une partie des biens que possède cette famille à Solemont, passe aux de Coeuve, originaires de l'Ajoie en Suisse, déjà propriétaires du moulinet qui se constituent une seigneurie dans le village. Cette seigneurie passe ensuite dans la famille Colin de Valoreille. Du fait du nombre de seigneurs, la moitié de la population était contrainte à mendier. Dans les cahiers de doléance, la principale requête était que quelques villageois puissent garder des fusils afin de tuer les loups qui détruisaient le bétail. Source : Le Patrimoine des communes du Doubs

Histoire de Sombacour (25)

Histoire de Sombacour (25)

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l'histoire de Sombacour est liée à celle du Val d'Usier. Au Xème siècle le village dépend de la maison de Salins par l'abbaye Saint-Maurice d'Agoune. En 1175, il passe sous la domination des sires de Joux. Au XIIIème siècle, Henri 1er de Joux partage son domaine pour créer pour son fils Hugues la seigneurie d'Usier. Le château d'Usier qui domine le village est cité en 1199. Sombacour est cité dans un document de 1258 dans lequel Hugues d'Usier se reconnaît vassal de Jean de Chalon. Au début du XIVème siècle, Jeanne d'Usier, fille d'Hugues II, fait entrer la seigneurie dans les possessions de son époux Guillaume de Rougemont. Dès le XVème siècle, des querelles existent entre Sombacour, Bians, Goux et d'autres villages sur la délimitation des territoires. Les communaux seront partagés entre les trois villages en 1717. Les Suédois de Saxe Weimar ravagent le village en 1639, la population passe de 360 à 190 habitants. Le village se redresse au XIXème siècle pour atteindre 625 habitants en 1850. La population se stabilise autour de 500 habitants qui vivent de l'élevage et de la culture ou travaillent à Pontarlier. Source : Le Patrimoine des communes du Doubs

Histoire de Soulce-Cernay (25)

Histoire de Soulce-Cernay (25)

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Le nom de la commune trouve son origine à la Source salée et son puits de sel. l'eau s'écoulait sur des fagots ce qui donnait naissance à un liquide saumâtre et fortement salé. Au XIIème siècle, le village relève de la seigneurie de La Roche. En 1179, Odon 1er, comte de la Roche, donne la saline de Soulce à l'abbaye de Lucelle, Odon II la rachète en 1240. A la fin du XVème siècle, les armées du prince-évêque de Bâle envahissent les terres du comte de La Roche, cinq députés de Soulce viennent rendre hommage à Jean V de Venningen. La saline demeure une possession du prince-évêque jusqu'en 1478. De 1493 à 1505, elle est exploitée par les Bernois. En 1514, un pont est construit sur le Doubs pour faciliter l'exploitation de la saline qui décline à la fin du XVIème siècle. Le village est en partie dévasté par le passage de Suédois pendant la guerre de dix ans. Pendant la révolution, le village prend la défense des chanoines de Saint-Hippolyte et accueille aussi des ursulines de cette bourgade. Les activités de la commune s'organisent autour de l'agriculture et de l'élevage, la production laitière est utilisée pour la production du fromage. Au XIXème siècle Soulce-Cernay comte trois fromageries. En 1826, une forge est établie sur le Doubs remplacée par un moulin en 1847Les habitants travaillent aussi pour les horlogers de Montécheroux, Montbéliard et Porrentruy. Les activités industrielles disparaissent au cours du XXème siècle. A la fin de ce siècle il reste cinq exploitations agricoles. Source : Le Patrimoine des communes du Doubs