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Histoire des familles de Belleherbe


"Les documents qui nous renseignent le mieux avant le XVIIe siècle, sont les traités de bornage de Belleherbe et Ebey, conclus avec les communautés voisines ; il en existe aux archives de la Mairie de Belleherbe une collection précieuse. Voici par ordre de date, les noms des familles au fur et à mesure de leur attestation :
  En 1469, nous trouvons les BRIOT, les VIENOT, les MABILLE, les ESTIENNE, les EMONIN, les BESANÇON, les BONNOT, les ROSSOT ;
  En 1498, les MONNOT, les PERROT ;
  En 1515, les THIEBAULT, et en 1518, les DELEFILS ;
  En 1568, les ETALON, les BATAILLARD, les HENRIOT, les GIRARDOT ;
  En 1581, les MICHELOT ;
  En 1598, les BOSCHET, les JOLY, les CRESSIER et selon d’autres sources :
  En 1618, les LAVAL et en 1629, les LOUVET.

Au début du XVIIe siècle, trois seigneuries se partageaient Belleherbe et Ebey ; c’étaient celles de Châtillon-sous-Maîche, qui appartenait alors aux comtes de Bourgogne, de Vaucluse et de Belvoir. Un manuel des revenus de la seigneurie de Châtillon-sous-Maîche, conservé aux Archives du Doubs, nous renseigne sur les droits respectifs de Châtillon et de Vaucluse, de 1618 à 1626 ; ce document est précieux car il indique le nom des sujets. Les voici : Etaient sujets de Châtillon, à Belleherbe, vers cette époque : Thiébauld BRIOT, Pierre BRIOT, François BRIOT, Richard BRIOT, Henri ETALON, Guillaume BONNOT, Blaise MONNOT, Nicolas BONNOT, Jeanne et Claudia MABILLE, Guillaume MABILLE, Denise, veuve de Guillaume BRIOT, Guillaume HENRIOT le Jeune, Pierre LAVAL.

A Ebey, Châtillon n’avait plus de sujets alors.

Etaient sujets de Vaucluse à Belleherbe : Jacques EMONIN, Pierre LAVAL-COULON, Huguenin EMONIN le Vieux, Huguenin EMONIN le Jeune, Claude EMONIN, Guillaume MONTAGNON, Jean EMONIN, Nicolas EMONIN-CLERC, Antoine EMONIN, Claude HENRIOT fils d’Antoine, Etienne MONTAGNON, Jean et Guillaume HENRIOT, Claude HENRIOT, Huguenin MONTAGNON le Jeune, Jean EMONIN-CLERC le Vieux, Jean EMONIN-CLERC le Jeune, Nicolas EMONIN, François EMONIN, Laurent EMONIN, Nicolas fils de Claude EMONIN, Pierre EMONIN-CLERC, Huguenin fils de Guillaume EMONIN, Jean VIENOT le Vieux, Jean VIENOT le Jeune, Pierre VIENOT, Pierrette VIENOT, Claude MONTAGNON le Vieux, Jean LAVAL-COULON, Jeanne DELEFILS, Guillaume BONNOT, Nicolas MABILLE.

A Ebey : François PERROT, Nicolas PERROT, Claude PERROT, Claude fils de Nicolas PERROT, GUYOT-MICHELOT (cité sans prénom ?), Jean MICHELOT, Nicolas MONNOT.

Pour Belvoir : Le manuel de Châtillon ne nous renseigne que partiellement ; mais nous avons heureusement pour le compléter, le répartement de 1629, ce qui, joint à divers autres recoupements, nous permet d’indiquer comme sujets de Belvoir dans le premier tiers du XVIIe siècle : Pierre CHIPRET ; Jean CHIPRET le Vieux ; Jean, Germaine, Nicolas, Françoise et Claude CHIPRET ; Pierre HUOT ; Jeanne CHIPRET ; Jean-Henri CHIPRET ; Claude, Nicolas et Jeanton MONTAGNON ; Jean et Germain HUOT ; tous d’Ebey et ténementiers du meix HUOT ; puis les BOSCHET, CRESSIER, JOLY, au moins trois ménages GIRARDOT et sans doute aussi la famille de Claude VERDOT d’Ebey. Quant à Jacques LOUVET, aucun indice sérieux ne nous permet jusqu’ici de l’attribuer à l’une plutôt qu’à l’autre des trois seigneuries. En résumé, nous trouvons à Belleherbe et Ebey, 39 sujets de Vaucluse, 13 de Châtillon, et une quinzaine de Belvoir. Le total dépasse de quelques unités le chiffre de 64 feux indiqué par le rôle des élus annexé au règlement militaire de 1629 ; mais nous savons que ce rôle était achevé dès 1614 et que la publication en avait été seulement retardée par des réclamations qui conduisirent à la révision de la répartition des chevaux-légers, mais laissèrent intacte celle des élus. Or, de 1614 à 1629, nous savons que rien n’est venu entraver l’essor économique de la Comté, bien au contraire. Et l’accroissement du nombre des feux, durant ces quinze ans, est normal. Il est dû, soit à des installations nouvelles, comme celle des LOUVET ; soit aux mariages intervenus et qui compensaient alors largement les décès. Tel était donc approximativement, à la veille de la Guerre de Dix ans, l’état de la population à Belleherbe et Ebey."

Georges TOURNOUX, professeur à l’institut catholique de Lille

Thierry BOILLOT
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