Georges Bruhat (1887-1945)
Il est né le 21 décembre 1887 à Besançon. Il fait de brillantes études au lycée Victor Hugo jusqu’en math-sup. Il fait son année de math-spé à Paris au lycée Saint-Louis. Il est reçu premier à Polytechnique et à Normale-Sup qu’il choisit. A la sortie de cette école, il est reçu premier à l’agrégation de physique en 1909. En 1944, il soutient sa thèse sur le dichroïsme circulaire et la dispersion rotatoire anormale. Pendant la guerre 14-18 il est affecté au service géographique de l’armée, il est chargé du repérage par le son. Il est décoré de la croix de guerre. A la fin de la guerre, en 1919, il enseigne la thermodynamique, l’électricité et le magnétisme à l’université de Lille en tant que maître de conférences. En 1921, il est nommé professeur dans cette même université où désormais il enseigne l’optique. Il est aussi maître de thèses. En 1927, il est nommé à la faculté des sciences de Paris, il enseigne la physique céleste à la Sorbonne. Il est élu vice-président de la société astronomique de France, il assure aussi la direction de l’Ecole normale supérieure. A la guerre il est écarté de ce poste en faveur d’un pétainiste, mais il continuera à assurer le fonctionnement de cette école, il aidera à faire éviter le STO à ses étudiants. La résistance se développe dans l’école. En 1944, Bruhat est arrêté par la Gestapo. Le 15 août il est envoyé au camp de Buchenwald. En novembre 1944, il est transféré au camp de Sachsenhausen où sont prisonniers des scientifiques que les Allemands espèrent faire coopérer. Bruhat contracte une broncho-pneumonie dont il meurt le 1er janvier 1945.
Bruhat a publié plus d’une centaine d’articles dans les revues scientifique. On lui doit de nombreux ouvrages : Cours de physique générale en 4 volumes et un volume de problèmes (encore utilisé) – Traité de polarimétrie en 2 volumes – Le soleil - Les étoiles – Les planètes.
